Les radeaux de survie, comprendre pour être en sécurité
Réglementation
Radeaux de survie norme ISO 9650
Cette norme internationale est en vigueur depuis 2005 et concerne tous les radeaux des bateaux de plaisance d’une longueur inférieure à 24 m. Deux radeaux sont régis par cette norme :
- les côtiers ISO 9650-II
- les hauturiers ISO 9650-I.
Les radeaux ISO 9650 type II "cotier"
Les radeaux de type II sont adaptés pour la navigation côtière. Ils sont moins performants que ceux de type I mais beaucoup plus légers. Ils sont conçus pour se gonfler à une température comprise entre 0°C et +65°C. Le fond du radeau est simple et l’armement standard allégé. Ils sont conçus pour une météo clémente.
Les radeaux ISO 9650 type I "hauturier"
Cette catégorie se divise en deux classes A et B. La Classe A est plus résistante que la B. La différence est la température de gonflement et la conception du fond. La classe A peut être gonflée entre -15°C et +65°C et le fond est double. La classe B entre 0°C et +65°C et le fond est simple. Dans ces deux classes, l’armement peut être complet, prévu pour attendre les secours 24 h ou allégé. Dans ce cas le radeau ne comporte que le minimum en eau et en nourriture. Le plaisancier peut y adjoindre un sac de survie.
Retourner un radeau qui s'est gonflé à l'envers ou qui a été retourné par une vague est une manoeuvre très physique. Choisir un radeau auto-redressable peut sauver des vies.
Mathieu, AD St Valery-en-Caux
Vers quel modèle s’orienter ?
Un radeau n’est obligatoire que pour une navigation à plus de 6 miles d’un abri.
Néanmoins, nous vous conseillons de disposer d’un radeau ISO 9650 de type II dès que vous naviguez à plus de 2 miles d’un abri. Pour une navigation hauturière, il vous faut un radeau ISO 9650 type I. Et s'il est difficile de savoir si on va attendre plus ou moins de 24 heures les secours, nous vous conseillons donc de prévoir d’emblée un Grabbag (sac de survie) qui contient le matériel pour transformer un radeau type I moins de 24 heures en un radeau type I plus de 24 heures.

Le sac de survie
Mieux vaut être prévoyant avant l’incident. Quand le bateau est en perdition il est trop tard pour se constituer un sac de survie. Pour la navigation hauturière, il est conseillé de préparer un conteneur (sac ou bidon étanche) avec de l’eau, des vivres, des piles électriques, une lampe, des fusées, une VHF, des médicaments... En utilisant un sac étanche et en laissant une poche d'air dans le sac, il flotte une fois jeté à l'eau. Prévoyez un cordage pour le rattacher à soi ou au radeau.
Sac ou container ?

En container, le radeau est mieux protégé.
Un radeau, comment ça marche ?
Le radeau doit être sur le pont, arrimé au bateau ou sur son support et prêt à être jeté à la mer. Pensez toujours qu'un radeau est très lourd, ne le rangez ni dans un coffre ni à l’intérieur du bateau.

Placée sous le radeau, la bouteille sert de marche pour embarquer.
Les révisions
Attention aux zones tropicales où les fabricants imposent des révisions annuelles.
Rappelons qu’une révision nécessite impérativement :
- la vérification de la bouteille (détection des fuites par pesée)
- de la tête de percussion
- des valves et clapets de surpression
- l’inspection de l’état général de la structure
- un gonflage du radeau pour tester son étanchéité
- la vérification du matériel de péremption et son remplacement si nécessaire
- enfin, le reconditionnement du radeau en poche sous vide.